La distinction entre magie et sorcellerie naquit en Grèce, en Thessalie, pendant l’Antiquité. Connue pour ses prodigues magiques, il y avait dans cette région deux écoles de pensée qui s’affrontaient, dont l’une s’enracinait dans le culte solaire, pratiqué par des Mages invoquant les dieux, et l’autre dans le culte lunaire, célébré par des femmes sorcières commandant aux éléments naturels et aux bêtes sauvages.
La Sorcellerie peut être considérée comme une « vulgarisation » de la Magie ; la Sorcellerie n’est qu’un ensemble de recettes, la transmission écrite ou orale plus ou moins juste des secrets de la Magie. Le Sorcier a donc beaucoup moins de « mérite » que le mage ; il peut se contenter de répéter uniquement ce que le Mage a dit, sans pour autant en comprendre le sens. Le sorcier peut être illettré, et l’usage des forces magiques qu’il fait sont généralement à but personnel. La principale différence se trouve dans les connaissances du mage et du sorcier. Le sorcier est une sorte d’ « apprenti ». La sorcellerie pourrait se résumer principalement à l’art de l’envoûtement (mais il n’est pas forcément négatif, et peut même être très positif), qui a pour objectif de toucher une personne à distance sur le plan physique, mental, ou sur les deux plans conjointement. L’envoûtement est synonyme du sortilège.
Le Mage voit dans la Magie l’œuvre de toute une vie, un accomplissement personnel, une évolution spirituelle à atteindre. Il a une vision générale du monde, une connaissance totale et globale d’un système de pensée. Le mage cherche à prendre contact avec l’Ame universelle et, par elle, à dominer et manipuler toutes les forces spirituelles. Il doit donc apprendre à faire un effort sur lui même, maîtriser ses instincts.
Cette distinction se fit dans le Moyen Âge, la magie étant perçue comme une contrefaçon dépravée de la religion. La magie blanche recouvre les opérations à buts bénéfiques, en utilisant l’invocation aux forces naturelles, à l’inverse de la magie noire qui agit par le biais d’invocations démoniaques, attisée par un instinct de haine, de vengeance, de jalousie. La magie noire est toujours utilisée pour le profit personnel du mage, en nuisant à quelqu’un, tandis que la magie blanche, quoique parfois utilisée au profit du mage, ne nuit à personne. Il est pourtant vrai que parfois, le mal et le bien sont étroitement liés. Cependant, si la magie noire est moins utilisée, ce n’est pas parce qu’elle n’est pas efficace (bien au contraire !) mais les pensées, attitudes et actions négatives ne peuvent en aucun cas apporter quelque chose de positif ; c’est pourquoi le magicien noir doit être conscient des risques qu’il prend lorsqu’il opère, à savoir récolter le triple choc.